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  • Article publié le 14 juin 2021
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Assises de la protection de l’enfance : retrouvons-nous le 25 juin à Nantes

Les professionnel·les ont besoin d’engagements et de moyens, pas de paroles

Au cours des derniers mois, la crise sanitaire a mis encore plus en lumière le manque de moyens alloués à l’enfance en danger. Cette prise en charge est pourtant plus que d’actualité. La nécessité d’un engagement fort est urgent de la part du gouvernement pour enfin répondre aux besoins des populations, à la colère et aux revendications des professionnel·le·s du secteur (assistant·e·s de service social, éducateurs et éducatrices spécialisé·e·s, psychologues, assistants familiaux et assistantes familiales, personnels administratifs, techniques…).

Tous et toutes, nous sommes des premier·e·es de corvée ! Nous avons répondu présents pour l’exercice de nos missions, très souvent sans aucune mesure de protection, et sans moyens mais avec conscience professionnelle, sens du service public et la volonté de ne pas laisser les populations les plus précaires sans soutien.

Depuis trop d’années les professionnel·le·s dénoncent le manque de moyens financiers et humains. Les propositions ont aussi été nombreuses afin de répondre aux besoins des mineurs à protéger, de leur offrir un accompagnement de qualité, de leur permettre de devenir les citoyens de demain. Mais elles n’ont obtenu aucune réponse ni considération de la part des pouvoirs publics locaux ou nationaux. Le silence assourdissant du gouvernement suite au meurtre de notre collègue du département de l’Aube en est l’ignoble illustration. Le choix du tout sécuritaire est évident.

Cette dégradation de l’ensemble des services a un impact fort sur la qualité du suivi, ce qui peut conduire à un risque important de maltraitance institutionnelle. Sans prévention, les actions de protections sont moins efficaces, les problématiques sont souvent trop ancrées. Jouer avec le sécuritaire, c’est criminaliser toujours plus les enfants en souffrance, en difficulté. Miser sur le sécuritaire c’est nier les problématiques sociales, financières, environnementales des enfants et de leurs familles prises en charge par les services sociaux. Les conséquences de ces choix politiques se font déjà sentir…

En parallèle, les orientations politiques sur l’exercice de nos missions permettent aux employeurs privés et publics de mettre en péril nos droits et conditions de travail. Les professionnel.le.s ne disposent plus de la garantie indispensable pour effectuer des prises en charge de qualité. Nous n’arrivons plus à assurer nos missions dans des conditions acceptables.

Aujourd’hui, les assises nationales de la protection de l’enfance constituent l’occasion pour les professionnel·le·s du secteur de l’enfance en danger de se mobiliser et d’interpeller à nouveau les pouvoirs publics en poste. Car partout sur les territoires, ils constatent les ravages dus aux politiques d’austérité qui mettent à mal les populations et les professionnels. Baisse d’effectifs et de moyens matériels, fermeture de structures, perte de sens au travail… Tandis que quotas et rentabilité sont le leitmotiv de nos directions.

Aujourd’hui la situation est inacceptable, les professionnels n’acceptent plus les orientations axées uniquement sur une logique budgétaire et de contrôle social.

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