- Article publié le 4 novembre 2026
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Face à la haine : organisons-nous
Communiqué de la Fédération CGT des services publics
Montreuil, le 3 novembre 2026
Depuis plusieurs jours, des groupes d’extrême droite interviennent aux abords ou au sein des mobilisations de lycéen∙nes, d’étudiant∙es, de jeunes engagé∙es et de syndicalistes dans le mouvement social. Par l’intimidation, les provocations et parfois les violences physiques, ces milices tentent d’empêcher l’expression légitime des revendications portées par la jeunesse et le monde du travail.
La Fédération CGT des Services publics condamne avec la plus grande fermeté ces agissements. Dans une démocratie, aucun groupe politique ne peut s’arroger le droit de faire régner la peur ou de se substituer à l’État de droit.
Nous nous interrogeons sur certaines situations où les réactions des autorités semblent insuffisantes face à ces exactions. À l’inverse, nous saluons les élu∙es de la République et les préfet∙es qui ont pris la mesure du danger en sollicitant l’intervention de la justice et en appelant les procureurs à agir afin que les auteur∙es de violences répondent de leurs actes.
Des rues d’Athènes aux villes d’Allemagne, de l’Italie aux États-Unis, l’histoire montre que lorsque des milices et groupuscules d’extrême droite s’attaquent aux syndicalistes, aux jeunes ou aux mouvements sociaux, leur objectif est toujours le même : faire taire les revendications par la peur. Le mouvement ouvrier a toujours combattu ces méthodes et continuera à le faire aujourd’hui.
La CGT est une organisation profondément antifasciste. Cette histoire, nous l’assumons et la revendiquons. Partout où des militant∙es d’extrême droite chercheront à intimider les salarié∙es, les jeunes, les syndicalistes ou les manifestant∙es, ils trouveront face à eux la solidarité du mouvement ouvrier organisé.
Nous ne céderons ni à la peur ni aux menaces. Ceux qui veulent imposer la loi des nervis et de la haine doivent comprendre une chose : ils sont une minorité. Le monde du travail, la jeunesse mobilisée et toutes celles et ceux qui défendent les libertés démocratiques sont infiniment plus nombreux. Notre force est celle du collectif, de la solidarité et de l’engagement.
Face à la haine, nous opposerons la fraternité. Face aux violences fascistes, nous opposerons la mobilisation populaire. Face à leurs intimidations, nous resterons debout, ensemble et déterminés. Les antifascistes ne reculeront pas.