- Article publié le 6 août 2026
- /
- 55 visites
SDIS | Sécurité civile en péril, l’aveu d’échec de la présidence de la CNSIS (communiqué intersyndical)
Les récentes déclarations du président de la Conférence Nationale des Services d’Incendie et de Secours (CNSIS) témoignent d’une déconnexion coupable avec la réalité opérationnelle de notre pays.
Affirmer que la France ne manque pas de sapeurs-pompiers professionnels face à l’intensification des crises climatiques et à l’explosion des délais d’intervention quotidiens est un déni de réalité qui met directement en danger la population.
Lorsque neuf organisations syndicales s’unissent, ce n’est pas pour répondre à un calendrier électoral. C’est parce que la ligne rouge de la rupture capacitaire est franchie.
L’aveu du sous-effectif organisé
Monsieur Richefou valide lui-même notre constat lorsqu’il explique froidement que les départements ne peuvent engager leurs professionnels sur les feux de forêt sous peine de manquer d’effectifs pour assurer les gardes l’hiver. Un système de sécurité civile acculé à choisir entre éteindre les incendies estivaux ou garantir le secours d’urgence quotidien est un système en faillite. Maintenir les centres d’incendie et de secours sous perfusion en substituant massivement des emplois professionnels par du volontariat n’est pas une stratégie de défense, c’est une rustine comptable.
Le vrai coût de la sécurité publique
Les sapeurs-pompiers n’ont pas à justifier le coût de leur exposition au danger, de leur pénibilité ou de leur disponibilité 24h/24. Notre salaire ne rémunère pas des privilèges, il finance un bouclier opérationnel permanent. Réduire l’organisation des secours à un tableau de dépenses de fonctionnement est une faute politique.
Le véritable enjeu n’est pas de savoir ce que coûte un professionnel aujourd’hui, mais ce que coûterait demain un service public incapable de secourir les citoyens dans des délais raisonnables. La perte de chance pour les victimes a déjà commencé.
Exigence de changement de gouvernance
Face à cette impasse, au blocage persistant du dialogue social et à l’incapacité de la gouvernance actuelle à anticiper les crises, la rupture est consommée.
L’intersyndicale exige officiellement la démission de monsieur Richefou de la présidence de la CNSIS.
La protection des Français exige une vision stratégique et des investissements massifs. Notre maison brûle et nous refusons d’être dirigés par ceux qui ne regardent que les cendres de leurs lignes comptables.
– Communiqué en téléchargement