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Retraité·es | Le 26 mars, exigeons l’augmentation immédiate des pensions et des salaires pour un véritable pouvoir d’achat

  • Article publié le 23 mars 2026
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UCR | Le pouvoir d’achat des retraité·es reste la préoccupation majeure (tract)

Malgré une revalorisation des pensions de 5,3 % des retraites de base

Conformément aux dispositions du code de la Sécurité sociale, les retraites de base ont augmenté de 5,3 % au 1er janvier 2024 (versées le 9 février) pour l’année 2023.

Rien n’est prévu au titre de l’année 2024 pour les retraites de base et complémentaire Agirc-Arcco, alors que le niveau de l’inflation prévue autour de 3,7 %, se traduisant par la poursuite de l’érosion du pouvoir d’achat des retraité·es.

Mois après mois, le décalage entre le montant des pensions et l’évolution des prix s’accentue. D’autant que les augmentations des retraites sont faites après plusieurs mois d’inflation forte. Elle frappe encore plus durement les retraité·es les plus modestes. Plus les retraites sont faibles, plus la part consacrée aux dépenses du quotidien pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat. En 2 ans, les produits alimentaires ont augmenté de 29 %, le gaz de 80 %, l’électricité de 28 %.

Début 2024, une nouvelle hausse est programmée pour l’électricité, les mutuelles et complémentaires santé, les franchises sur les médicaments, les loyers, le transport.

Ces hausses de prix ont un effet catastrophique sur la vie des retraité·es, beaucoup d’entre eux se privent de couverture sociale, de soins, de loisirs voire de produits de première nécessité.

En 2023, 50 % des 17,3 millions de retraité·es ont des pensions inférieures à 1 570 € (brut mensuel), 20 % d’entre eux ont une retraite autour de 1 000 € dont 74 % sont des femmes ayant eu des carrières « hâchées ». Aujourd’hui, 1,7 millions de retraité·es sont sous le seuil de pauvreté.

Il y a urgence à desserrer l’étau de la finance

Contrairement aux dires de Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie et des finances, le niveau des retraites baisse et représente aujourd’hui 13,5 % du PIB contre 17,6 % en 2020.

Ceci au prix de l’appauvrissement des retraité·es.

Dans le même temps, on assiste au gavage des actionnaires du CAC 40. Ce sont 97,1 milliards d’euros qui leur ont été versés, soit une augmentation de 17 milliards en un an.

Le ministre n’hésite pas à valoriser sa politique : « nous sommes devenus la nation la plus attractive pour les investissements financiers de la planète » livrant ainsi le pays aux exigences des marchés financiers et fonds prédateurs comme Black-Rock, Vangauard, Fidelity, JP Morgan, Golman Sachs… sous influence américaine.

À cela, s’ajoutent les 157 milliards d’euros d’aides publiques bénéficiant aux entreprises sans conditions, ni contreparties.

Ce montant représente la moitié du niveau des retraites en France [...]

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