- Article publié le 29 octobre 2026
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32 | Le syndicat CGT du Grand Auch Coeur de Gascogne dépose un préavis de grève du 1er au 30 novembre 2026
Objet : Préavis de grève du 1er au 30 novembre 2026, de 0 h à 24 h, couvrant l’ensemble des agent·esde la Ville d’Auch, du Grand Auch et du CIAS, relevant de la Fonction publique territoriale ainsi que les salarié·esrelevant du secteur privé entrant dans le champ fédéral de la CGT sur le périmètre du syndicat CGT du Grand Auch Coeur de Gascogne.
Monsieur le Préfet,
Depuis plusieurs semaines, la colère sociale s’exprime dans notre pays. Des lycéen·nes aux étudiant·es, des salarié·es aux retraité·es, les revendications se multiplient et convergent autour d’un même constat : l’urgence sociale impose des réponses immédiates et concrètes.
Les projets de loi de finances (PLF) et de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), portés par le gouvernement Macron-Lecornu et inspirés par une logique de réduction des dépenses publiques au détriment des besoins de la population, constituent une véritable provocation face aux revendications légitimes exprimées dans les rues, devant les établissements scolaires et universitaires, ainsi qu’au sein de nos services publics.
À cette politique s’ajoutent des pratiques de répression et des entraves aux mobilisations qui, loin d’apaiser la situation, contribuent à aggraver les tensions et à discréditer les mouvements sociaux. Les violences et les actes de répression survenus lors de mobilisations lycéennes, étudiantes, syndicales et citoyennes sont inacceptables. Ils portent atteinte aux libertés fondamentales, fragilisent notre démocratie et alimentent un climat de défiance dont les discours de haine et de division tirent profit.
Le syndicat CGT du Grand Auch réaffirme que c’est par l’organisation collective des travailleuses et des travailleurs, par la convergence des colères et des revendications, ainsi que par la construction d’un rapport de force démocratique et solidaire que peuvent être obtenues des avancées sociales durables.
Même si ce n’est pas le cas dans le Gers, nous condamnons fermement les violences et les actes de répression visant les manifestant·es et les syndicalistes. Les tirs ayant visé des syndicalistes portant une banderole, notamment à Toulouse, sont particulièrement préoccupants et appellent à ce que toute la lumière soit faite sur ces faits. Le droit de manifester et l’exercice des libertés syndicales doivent être pleinement garantis.
Car la violence ne se limite pas à celle qui s’exerce dans les manifestations. Elle est aussi sociale et économique. Elle se manifeste au quotidien pour des milliers de travailleuses et de travailleurs, de jeunes et de retraité·es, confronté·es à l’augmentation du coût de la vie, à la stagnation des salaires et des traitements, à la précarité et à l’insuffisance des réponses apportées par les pouvoirs publics. Elle se traduit également par les conséquences des désastres environnementaux et du dérèglement climatique [...]
– Préavis intégral en téléchargement