- Article publié le 17 février 2026
- /
- 13 visites
38 | Syndicat CGT des agents du département de l’Isère - Les agents des parcs auto en grève pour l’égalité de traitement, « à travail égal, salaire égal ! »
Qui sont les agents des parcs AUTO ?
Les agents des parcs auto sont les agents qui entretiennent les véhicules de service, les camions de déneigement, les tracteurs de fauchage, les tractopelles et tous engins de chantier.
Pour réaliser au mieux ces missions, les équipes sont constituées de mécaniciens, chaudronniers, électriciens auto, carrossiers, magasiniers, réceptionnaires qui sont gérés par une hiérarchie de proximité (chef d’atelier, chef d’équipe, chef de service)
Les parcs auto sont stratégiquement implantés dans le département, à Comboire, à Saint Etienne de Saint Geoirs, à la Mure et à Bourg d’Oisans. Ainsi tous les territoires et directions sont assurés de la prise en charge de leurs besoins d’entretien et de réparation.
Pourquoi sont-ils en grève ?
Les agents ont décidé de cesser le travail les 21/22/23 février prochain, pour exiger une égalité de traitement (salariale et de déroulement de carrière) entre les agents titulaires et les agents contractuels.
Constat a été fait d’une différence de salaire de + 20 % en faveur des derniers recrutements sous contrat par rapport aux anciens contrats et aux titulaires.
Cette différence n’est pas justifiée et de surcroit non respectueux des textes qui régissent le recrutement des agents contractuels et des règles de rémunération. A travail égal, salaire égal ! C’est l’obligation posée par la législation en vigueur « la rémunération d’un agent contractuel de droit public ne doit être NI MANIFESTEMENT SUPÉRIEURE et NI MÊME INFÉRIEURE à celle versée aux titulaires (principe de parité : CAA Douai, 14 mars 2006, M. Joachim X., n° 04DA00951).
Une exception ou une mécanique bien huilée ?
Loin d’être une exception, la Cour Régionale des Comptes Auvergne-Rhône Alpes, a relevé dans son rapport sur le Département de l’Isère, publié le 10 Juillet 2020 (plus de 5 ans déjà) que « parmi un échantillon examiné, huit agents contractuels nommés sur des emplois d’administrateurs, des anomalies de recrutement ou de carrière ont été relevé (collaborateur de cabinet, directeurs, directeurs adjoint de territoire, chargé de mission …) ».
Et de préciser : « que la rémunération de certains cadres, notamment sous forme de prime, dépasse largement les montants adoptés par délibération et pour certains, au-delà des plafonds applicables aux fonction de l’Etat. Pour deux cadres supérieurs de la collectivité au moins, le dépassement des plafonds de régime indemnitaire autorisés dans la fonction publique d’Etat méconnait le principe de parité des rémunérations entre fonction publique d’Etat et fonction publique territoriale » [...]
– Tract intégral en téléchargement