- Article publié le 3 novembre 2026
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Communiqué de la FDSP CGT : Vaccination contre la grippe : La vaccination, oui, l’obligation, non !
CONVAINCRE, PAS CONTRAINDRE !
ASSEZ DE CULPABILISATION,
DES MOYENS POUR LA PRÉVENTION !
Le ministère de la Santé annonce une première étape vers la vaccination obligatoire contre la grippe saisonnière des agents concernés. La campagne 2026-2027 doit préparer cette future obligation, avec une entrée en vigueur du cadre réglementaire annoncée d’ici la fin du premier trimestre 2027. Pour la Fédération CGT des services publics, la protection des personnes vulnérables et des agent·es exige une politique de prévention ambitieuse. Elle ne peut reposer sur la seule obligation vaccinale ni sur la culpabilisation des personnels !
Dans les EHPAD, les services d’aide et de soins à domicile et les établissements médico-sociaux, les agent·es font face au manque de personnel, à l’épuisement professionnel et à des moyens insuffisants. Ils et elles assurent chaque jour des missions essentielles auprès des personnes les plus fragiles. Faire porter aux agents la responsabilité de la prévention, sans répondre à leurs conditions de travail, ne constitue pas une politique de santé publique à la hauteur des besoins.
LA CGT N’EST PAS CONTRE LA VACCINATION, ELLE REVENDIQUE L’INFORMATION, L’ACCÈS ET LE RESPECT DU LIBRE CHOIX.
La vaccination constitue un outil majeur de prévention contre la grippe. Son accès doit être facilité grâce à une
information claire, à un accompagnement médical et à une organisation permettant à chaque agent·e de se faire
vacciner gratuitement, sur son temps de travail. L’adhésion des agents se construit par la confiance et le dialogue. Elle ne se décrète pas sous la menace de sanctions. La Fédération CGT des services publics défend le libre choix des agent·es et s’oppose à une politique de contrainte qui ferait peser sur leur emploi ou leur rémunération les conséquences d’un refus de vaccination.
NE PAS AGGRAVER LA PÉNURIE DE PERSONNEL !
Si l’obligation vaccinale contre la grippe venait à être imposée selon une logique de contrainte comparable à celle mise en œuvre pour le Covid-19, de nombreux agents pourraient faire le choix de quitter leur métier. Dans des services déjà fragilisés par le manque d’effectifs, le risque serait d’accélérer la pénurie de personnel, d’alourdir la charge de travail des équipes et de dégrader davantage l’accompagnement des personnes accueillies. Nous avons besoin de recruter, de maintenir les effectifs et de reconnaître les personnels. Toute mesure susceptible d’accentuer les départs doit être prise au sérieux !