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Libertés individuelles / discriminations

  • Article publié le 20 février 2020
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À l’occasion de la journée du 27 février, la Fédération réaffirme : la répression antisyndicale, ça suffit !

La période qui s’est ouverte le 5 décembre connaît une aggravation significative des menaces et mesures de répression à l’encontre des militants syndicalistes, des jeunes (brutalités contre les lycéens qui refusent la réforme du bac), et plus largement des manifestants.

La répression qui depuis plus d’un an frappe le mouvement des gilets jaunes devient la norme pour toute la société. Le simple fait de vouloir organiser un rapport de force pour peser dans une négociation (blocage, occupation symbolique, tags, distribution de tracts aux usagers …) devient prétexte à déclencher des mesures disciplinaires. Le cas de Christian et Jean Jacques, éboueurs parisiens licenciés par la maire de Paris suite à une action syndicale contre le siège de la République en Marche en mai 2018 a déjà montré jusqu’où les employeurs sont capables d’aller. Récemment, c’était au tour de Lassana, délégué syndical des éboueurs parisiens, à être interpellé violemment par la BAC et placé en garde à vue alors qu’il organisait un blocage dans le garage où il travaille. Le jeudi 13 février, c’était au tour de Didier, animateur de la CSD des Bouches-du-Rhône d’être arrêté et placé en garde à vue parce qu’il participait à une action de blocage. La répression c’est l’utilisation de gaz dans les manifestations, l’utilisation des LBD, le recours à la matraque, les gardes à vue, les restrictions faites au droit de manifester. La répression ce sont également toutes les mesures discriminatoires, comme lorsque les forces de l’ordre se permettent de demander aux militants de retirer leurs logos et chasubles pour pouvoir quitter les lieux de manifestation, mais c’est aussi la suppression de l’accès à l’intranet comme c’est le cas à l’encontre du syndicat des territoriaux de Rouen.

Nous n’acceptons pas que notre pays devienne un État policier, une « démocratie autoritaire » dans laquelle les syndicats seraient voués à devenir des relais de l’administration comme entend le mettre en place la loi de Transformation de la Fonction publique. Tout en aggravant les conditions de travail (fin des CAP et des CHSCT, généralisation du management autoritaire, individualisation contre droits collectifs…), la loi TFP, dont nous demandons l’abrogation, remet en cause le droit de grève dans la Fonction publique. Autant de mesures, de restrictions qui visent à empêcher l’expression des salariés dans la défense de leurs intérêts collectifs matériels et moraux.

La Fédération des Services publics, qui est engagée depuis des mois pour le retrait de la réforme Macron-BlackRock des retraites par points, considère qu’il ne peut pas y avoir de démocratie politique et sociale sans libertés syndicales.

Force est de constater que le gouvernement, qui n’a jamais eu le moindre soutien populaire ne dispose que de la répression, que de la violence et du mensonge pour faire passer ses plans. Le gouvernement Macron - Philippe, les ministres Castaner, Blanquer, Dussopt… et les élus qui leur emboîtent le pas portent l’entière responsabilité de la violence qu’ils mettent en oeuvre pour « mater » ceux qui s’opposent à leur politique.

À l’occasion de la préparation de la journée nationale du 27 février contre la répression, la Fédération entend affirmer son total soutien aux militants, jeunes, travailleurs, salariés, fonctionnaires menacés, réprimés parce qu’ils ont tout simplement décidé de dire non et de se faire entendre.
- Abandon de toutes poursuites disciplinaires ou judiciaires à l’encontre des militants,
- Respect de la liberté de manifester,
- Respect du droit de grève sans déclaration préalable,
- Respect du droit et de la liberté d’expression.



A propos

La Fédération CGT des services publics rassemble les personnels des :
- services publics territoriaux, communes, départements, régions et leurs établissements ;
- services départementaux d’incendie et de secours - SDIS (Sapeurs pompiers) ;
- secteurs publics et privés du logement social ;
- secteurs privés des eaux et de la thanatologie (Pompes funèbres)
Elle regroupe plus de 85 000 adhérents, organisés en syndicats dans leurs collectivités ou entreprises, pour défendre leurs intérêts d’agents et salariés du service public, en convergence avec les autres salariés, les usagers et les populations.

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