- Article publié le 6 juillet 2026
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FDSP | La précarité, ça suffit ! (tract et note fédérale)
Depuis quelques années, la fonction publique change de visage.
Les contractuel·les représentent déjà près d’un quart des effectifs et la Cour des comptes projette qu’ils et elles pourraient devenir demain la norme. Derrière les grands mots — « modernisation », « simplification », « différenciation » — se cache une réalité brutale : salaires plus bas, contrats courts, carrières brisées et retraites fragilisées.
Ce n’est pas une fatalité, c’est un choix politique.
La loi de transformation de la fonction publique de 2019 a ouvert en grand les vannes de la contractualisation sur emplois permanents. La loi 3DS a organisé la différenciation des droits selon les territoires. Le projet de loi de « simplification des normes » veut, lui, affaiblir les garanties des collectivités, fragiliser les CCAS et donner toujours plus de pouvoir aux exécutifs pour gérer les personnels et la masse salariale comme une variable d’ajustement.
Résultat : la précarité se normalise.
En première ligne dans les écoles, les hôpitaux, les services sociaux, les contractuel·les enchaînent CDD, temps partiels imposés, fins de contrat au moindre prétexte. Les titulaires voient leurs concours se raréfier, leurs carrières bloquées, leurs missions vidées de moyens. Partout, la même logique : casser le statut, isoler les agent·es, mettre en concurrence les services et les territoires.
Nous refusons cette fonction publique à deux vitesses.
Nous défendons une autre orientation : des emplois stables, des droits égaux, une fonction publique protectrice pour les agent·es et, par conséquent, pour les usager·es.
NOUS EXIGEONS :
- la réaffirmation du principe : un emploi permanent = un·e fonctionnaire titulaire.
- un plan massif de titularisation des contractuel·les sur besoins permanents.
- l’abrogation des mesures qui généralisent le contrat et la précarité.
- la revalorisation immédiate des grilles et du point d’indice à hauteur de 6,50 euros.
- la relance des concours et des recrutements statutaires dans tous les versants.
La généralisation de la précarité n’a d’autre but que d’amplifier la casse organisée du service public au bénéfice des privatiseurs.
Organisons-nous, titulaires et contractuel·les ensemble, pour imposer une autre logique : sécurisation de l’emploi public, égalité de droits, renforcement des services publics sur tout le territoire, telles demeurent les seules mesures envisageables en faveur de l’attractivité ! Et c’est en outre la seule façon de répondre aux immenses besoins sociaux des usager·es.
– Tract et note à propos du rapport de la Cour des comptes « La montée en puissance des agents contractuels : une fonction publique en mutation » en téléchargement