- Article publié le 13 mai 2026
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Baromètre de la santé mentale au travail des agent·es de la Fonction Publique Territoriale
La santé au travail et l’ensemble des risques professionnels qui en découlent sont au centre de nos préoccupations quotidiennes et cœurs de nos revendications dans le but d’améliorer le sens du travail, les conditions d’exercice des missions.
En ce sens la fédération a conçu plusieurs modules de formation, F3SCT et RPS pour équiper nos élus et mandatés.
En ce sens, la fédération et plus largement la CGT interviennent à tous les échelons du dialogue social, du local au national, pour porter les revendications de notre mémorandum revendicatif. Que ce soit à la conférence nationale Travail, Emploi, Retraite ; Que ce soit au sein de la FS4 du conseil commun qui travaille actuellement à la construction du prochain plan santé au travail de la fonction publique ; Que ce soit au sein de la FS4 du conseil supérieur de la fonction publique territoriale qui travaille actuellement sur un rapport en auto-saisine sur le fonctionnement des conseils médicaux.
Dans tous les échanges, les constats démontrent que depuis la disparition des CHSCT, le monde du travail, que ce soit dans le privé comme dans le public, est en recul sur ces enjeux. Dans la FPT, les derniers éléments statistiques font apparaître que seuls 40% des collectivités ont des DUERP et que la plupart du temps les plans de prévention ne prennent pas en compte les risques psycho-sociaux qui découlent de mauvaise organisation du travail. La CGT parle à juste titre de risques psycho-organisationnels et tente d’imposer ce nouvel intitulé pour rompre avec l’individualisation que nous opposent les employeurs, pour masquer leur implication dans la survenance des accidents de services.
La banque de données statistiques est très peu documentée dans les Rapports Sociaux Uniques, sur la question des risques psycho-organisationnels, comme sur la santé mentale. Aussi, pour asseoir nos revendications, nous avons besoin de données les plus fiables possibles. C’est pourquoi, en ce sens, la direction fédérale a décidé de soutenir le baromètre sur la santé mentale dans la fonction publique territoriale initié par l’un de nos partenaires mutualistes, la MNFCT, qui travaille depuis trois ans avec MoodWork et IdéalCO à mettre à disposition des données statistiques pour mesurer l’état de santé mentale des agents. L’an dernier, 6000 personnes ont répondu à ce questionnaire réalisé par des docteurs en santé mentale.
En soutenant ce baromètre, la CGT entend, vu l’audience de notre organisation, le vulgariser et le porter à la connaissance le plus largement possible des agents, pour en améliorer le taux de réponse et en faire une analyse objective. Celle-ci nous permettra, par la suite, de mettre les employeurs publics devant leurs responsabilités, pour qu’ils agissent enfin sur toutes les questions de pénibilité, de santé au travail, de RPS en mettant en œuvre des plans de prévention primaire et une organisation non destructrice de la santé des agents.
Je vous alerte donc sur cet enjeu et vous demande de bien vouloir transmettre le lien de cette enquête à l’ensemble de nos syndiqués et le plus largement possible aux agents de notre versant, titulaires et contractuels. https://survey.alchemer.eu/s3/91113308/Barometre-FPT-26-g
Cette information sera intégrée à la lettre du jour et figurera sur la page d’accueil du site fédéral pendant toute la période de consultation, du 11 mai à fin juin.
Sachant pouvoir compter sur votre engagement, je vous adresse mes salutations les plus chaleureuses et fraternelles.
Bien à vous,
Natacha POMMET,
Secrétaire Générale de la Fédération CGT des Services Publics